Erythronium dens-canis ↓

L’Erythronium dens-canis, est appelée familièrement la Dent-de-chien ou Erythrones. Son nom de Genre, Erythronium, vient du grec  Eruthros qui signifie rouge. Couleur qui caractérise la fleur et les taches sur les feuilles. Son nom d’espèce, du latin dens-canis, évoque la forme en dent de chien de son bulbe blanc. Cette fleur est très facilement identifiable, je n’ai pas besoin de vous la décrire pour qu’à l’avenir vous la reconnaissiez. Il vous suffit d’observer les photos. Par contre pour la trouver c’est une tout autre histoire, il vous faudra connaître son biotope. Cette espèce est présente dans les montagnes d’Europe occidentale et orientale. En France, elle est assez commune de l’étage collinéen à l’étage sub-alpin jusqu’à 2 300 mètres mais plus localisée dans l’arc alpin (En ce qui nous concerne le Massif du Jura, pré-alpes de Savoie). La Dent-de-chien aime la lumière. Il lui faut un minimum d’humidité sans être mouillée non plus. Elle apprécie également des températures fraiches. Maintenant vous pouvez partir à sa recherche mais attention, pas avant l’année prochaine car il est déjà trop tard ! Bon d’accord je vous donne un indice. Dans un même lieux, les Erythrones fleurissent en même temps que les jonquilles et les scilles à deux feuilles.

 Erythrone (1)

 

 L’Erythronium dens-canis fait partie de la famille des Liliaceae, au même titre que la Fritillaria meleagris (Photos et article) ou le Lilium martagon. Toutes les espèces d’une même famille ont les mêmes caractéristiques florales qui sont décrites dans une formule. Aujourd’hui la botanique est riche en connaissances et la bibliographie nous donne déjà ces informations. Nous pouvons donc facilement trouver la formule florale de chaque famille dans un livre ou sur internet et ainsi connaitre les caractéristiques communes à chaque espèce d’une même famille.

 

Erythrone (16)

 

Pour déterminer la famille d’une fleur, ici Erythronium dens-canis, il nous suffit de compter ses pièces florales et d’écrire sa formule florale.

Les pièces florales :

– L’ensemble des pétales de la fleur forment la corolle. L’ensemble des sépales forment le calice. La corolle et le calice forment ce que l’on appelle le périanthe. (sépales + pétales = calice + corolle = périanthe).

– Les étamines, organes reproductives mâles, constituent l’androcée.

Pour déterminer la formule florale on compte le nombre d’étamines

Les carpelles, organes reproductives  femelles constitués de stigmates (entrées du pollen), de styles (conduisent le pollen) et de loges comportant des ovules (réceptionnent le pollen),  constituent le gynécée  ou pistil.

Pour déterminer la formule florale on compte le nombre de carpelles ou de loges.

Pour déterminer la formule florale on compte le nombre de sépales, de pétales, d’étamines et de carpelles ou de loges.

Elle est décrite de la façon suivante :

nS+xP+yE+zC

soit, n Sépales, x Pétales, y Etamines + z Carpelles.

Pour l’Erythronium dens-canis, il est assez simple à partir d’une bonne photo de faire ce dénombrement, même s’il est préférable de le faire sur le terrain surtout pour les carpelles. Les Erythrones possèdent des fleurs bisexuées (comportent les organes mâles et les organes femelles). Le calice possède 3 sépales et la corolle est constituée de 3 pétales. Ces pièces florales sont de forme et de couleur identique. Un néophyte ne peut pas faire les différencier ni même le deviner. Sur les photos on peut les compter. On peut aussi observer 6 étamines. Observez bien le pistil. Vous verrez alors qu’à son bout il se divise en 3 parties, ce sont les stigmates. Il y en a autant que d’ovaires ou carpelles. Chacun le sien. Il y a donc 3 carpelles.

Au final la formule florale de l’Erythronium dens-canis est 3S+3P+6E+3C, celle de la famille des Liliaceae. Et la description ci-dessus est valable pour tous les Liliacées.

Erythrone (4)

A force d’observation il est possible à quiconque de déterminer la famille d’une fleur observée. Les sorties photos sont aussi des occasions pour réviser ses connaissances ou pour approfondir un sujet. On peut travailler la technique photographique, comme je l’ai fait sur ces images en essayant de travailler sur un style que je n’avais pas encore fait. On peut également revoir sa botanique et ainsi mieux connaître une espèce. Tout est bonne raison pour s’enrichir humainement !

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