Gagée de bohème ↓

Le mois de janvier n’est pas très propice à l’observation des angiospermes. Pourtant il suffit de se pencher. Quelques Primula vulgaris et Helleborus foetidus arborent leurs pétales. Mais elles ne sont pas les seules. La gagée de Bohème, Gagea bohemica, se pare de ses plus belles couleurs, jaune et vert, dès les premières douceurs de janvier. Cette petite liliacée vivace mesure 3 à 8cm de haut. La fleur à 6 pétales concaves, généralement solitaire, termine une tige velue mesurant moins de 2cm. La plante possède deux types de feuilles. 2 à 5 feuilles alternes lancéolées acuminées et  velues-ciliées
2 feuilles basales  filiformes sétacées, sillonnées et arquées.

Pour observer cette espèce protégée sur l’ensemble du territoire français métropolitain, il faut se pencher Rochers et coteaux siliceux. Elle semble aimer les lieux exposés au vent, les pelouses rases et rocailleuses. La Gagea bohemica est rare en Isère. Sa présence est notée sur une seule commune. Sa rareté peut être expliquée par l’absence de fécondation croisée dû à l’absence d’insecte pollinisateur à cette période, l’éloignement des pieds et la corolle fermée qui compliquent la pollinisation anémophile. Le système racinaire est composé deux bulbes renfermés dans une tunique commune et entourés de nombreux bulbilles graniformes qui assurent la pérennité de l’espèce.

La rareté de la Gagea bohemica peut aussi s’expliquer par le manque d’observations naturalistes en cette période hivernale. A vos chaussures et herborisons même en hiver.

17 janvier 2015 - 16h 55m 00s

 

17 janvier 2015 - 17h 10m 45s   17 janvier 2015 - 16h 40m 03s

 

 

 

 

 

 

 

17 janvier 2015 - 16h 00m 00s

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